Formation certifiée INRS

Sauveteur Secouriste du Travail :
formation SST, MAC et GQS

Formation SST Initiale, Maintien et Actualisation des Compétences (MAC SST), Gestes Qui Sauvent — Guide complet sur le dispositif sauvetage secourisme du travail. Obligations réglementaires, 8 compétences certifiées, certificat valable 24 mois.

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Histoire du dispositif SAUVETEUR SECOURISTE AU TRAVAIL

Le dispositif SST n’est pas né d’un texte de loi isolé mais d’une construction progressive portée par le réseau Assurance maladie Risques professionnels et l’INRS. Chaque évolution répond à une réalité de terrain : accidents mortels, évolution des gestes de premiers secours, montée en puissance de la prévention en entreprise. Tous les textes ci-dessous sont vérifiables.

Années 40
1957
Naissance SST
1962
Certificat SST
1980–1985
Formateurs
2003
CIR 150/2003
Déc. 2010
INRS pilote
Jan. 2011
Doc. référence
2021
Version V8

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Années 1940 — Premières formations

Les origines du secourisme en milieu professionnel

Dès les années 1940, face à la multiplication des accidents du travail dans les usines et chantiers de reconstruction, le besoin de former des salariés aux gestes de premiers secours s’impose. La Sécurité sociale, créée en 1945, prend conscience que la réduction des accidents du travail passe aussi par la capacité à intervenir rapidement sur les lieux mêmes de l’accident, avant l’arrivée des secours professionnels.

Des conventions sont signées pour déployer des formations au secourisme dans les entreprises du régime général. Ces premières formations sont centrées sur le « secours pur » — les gestes de survie — sans dimension préventive. La notion d’auxiliaire de prévention n’existe pas encore. Source : Document de référence INRS V8, 01/2021.

1957 — Naissance officielle du SST

Le terme « Sauveteur Secouriste du Travail » apparaît pour la première fois

En 1957, le terme « Sauveteur Secouriste du Travail » est officiellement adopté pour distinguer cette formation des autres formations au secourisme . Cette distinction est fondamentale : le SST est un dispositif spécifiquement conçu pour le monde professionnel, ancré dans la réalité des accidents du travail et des risques propres à chaque entreprise.

La Sécurité sociale signe des conventions pour structurer le déploiement de ces formations dans les entreprises du régime général. Le double objectif — porter secours ET participer à la prévention — commence à émerger, même si la composante préventive reste encore secondaire. Source : Document de référence INRS V8 et / Revue technique INRS n°266, janvier 2022.

1962 — Création du certificat SST

Deux circulaires CnamTS fixent le cadre — Naissance du certificat

En 1962, deux circulaires de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CnamTS) posent le cadre structurant du dispositif. Elles précisent pour la première fois le nombre de secouristes dont une entreprise doit disposer et actent la création du certificat de sauvetage secourisme du travail, premier titre formalisé de secouriste en entreprise.

Ces circulaires préconisent la formation d’un secouriste pour 10 ouvriers — recommandation qui sera reprise et adaptée dans les textes suivants. C’est à partir de ce socle que se construira l’ensemble du dispositif SST tel qu’on le connaît aujourd’hui. Source : Document de référence INRS V8, 01/2021.

1980 et 1985 — Formateurs d’entreprise

Circulaires PAT 468/80 et PAT 981/85 — Démultiplication par les formateurs

Les circulaires PAT 468/80 du 25 mars 1980 et PAT 981/85 du 17 septembre 1985 marquent une étape importante : elles fixent de nouveaux objectifs et renforcent le dispositif en permettant la formation de formateurs d’entreprises. L’idée est de démultiplier la capacité de formation en interne, sans dépendre exclusivement d’organismes externes.

Ces circulaires consacrent également le rôle des médecins du travail dans le dispositif SST, notamment pour l’identification des risques spécifiques à l’entreprise. La dimension préventive continue de se renforcer progressivement. Source : Document de référence INRS V4.04/2014.

2 décembre 2003 — Circulaire CIR 150/2003

Démultiplication nationale — Acteur SST et moniteur SST

La circulaire CnamTS CIR 150/2003 du 2 décembre 2003 constitue une refonte majeure du dispositif. Elle instaure le système de démultiplication des formations SST avec deux niveaux distincts : l’acteur SST (le salarié formé) et le moniteur SST (devenu formateur SST), permettant une montée en puissance nationale de la formation.

C’est aussi cette circulaire qui introduit une orientation forte vers la prévention de premier niveau : le SST ne se contente plus d’intervenir après l’accident, il est formé pour détecter les situations à risques et protéger les zones d’accident. La notion d’auxiliaire de prévention fait son entrée dans le dispositif. Source : Document de référence INRS V8, 01/2021.

Décembre 2010 — Nouvelle circulaire CnamTS

L’INRS prend la tête du dispositif

En décembre 2010, une nouvelle circulaire de la CnamTS abroge toutes les circulaires précédentes et confie à l’INRS les prérogatives pour établir et mettre à jour les référentiels du dispositif SST. C’est un tournant institutionnel majeur : l’INRS devient l’organisme de référence unique pour l’ensemble du dispositif, garantissant une cohérence nationale et une mise à jour scientifique régulière des contenus.

Cette circulaire prépare la publication du premier document de référence INRS qui entrera en vigueur le 1er janvier 2011. Source : / Revue technique INRS n°266 — Document de référence INRS V8.

1er janvier 2011 — Document de référence INRS

Référentiels activités, compétences et certification — Structuration complète

Depuis le 1er janvier 2011, un document de référence établi par l’INRS définit pour l’ensemble du dispositif les trois référentiels fondamentaux :

  • Référentiel d’activités — qui fixe les missions du SST
  • Référentiel de compétences — qui définit les capacités pour mener à bien ces missions
  • Référentiel de certification — qui détermine les modalités d’évaluation et de validation des 8 compétences
Ces référentiels s’appliquent à tous les niveaux : formateurs de formateurs SST, formateurs SST et sauveteurs secouristes du travail. Depuis cette date, les versions successives du document de référence affirment les deux objectifs du SST : porter secours ET participer à la prévention des risques dans l’entreprise. Source : INRS — Document de référence SST V8 (01/2021).

Janvier 2021 — Version V8 (actuelle)

Document de référence V8 — Version en vigueur

La version V8 du document de référence SST, publiée en janvier 2021, est le cadre réglementaire et organisationnel actuel du dispositif. Elle succède à la V7 de janvier 2020 et intègre les évolutions des recommandations européennes (ERC) et internationales (ILCOR) sur les gestes de premiers secours.

La V8 maintient les deux objectifs fondamentaux du SST et précise les conditions d’habilitation des organismes de formation, les modalités de certification des 8 compétences, les durées minimales (14h en initiale, 7h en MAC), les conditions d’allègement pour titulaires PSC/PSE1/PSE2/AFGSU, et l’articulation avec le dispositif de l’Éducation nationale. Source : INRS — Document de référence SST V8, 01/2021 (PDF).

Ce que l’histoire nous enseigne — Le SST est bien plus qu’une formation aux gestes de premiers secours. En 60 ans d’évolution, il est devenu un véritable outil de prévention des risques professionnels. Former des SST en entreprise, c’est investir à la fois dans la capacité d’intervention immédiate et dans une culture de prévention qui réduit durablement le nombre d’accidents.

Qu’est-ce que le Sauveteur Secouriste du Travail ?

Le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) est un salarié de l’entreprise, formé et certifié par le réseau Assurance maladie Risques professionnels / INRS, capable d’intervenir en cas d’accident ou de malaise sur son lieu de travail. Sa mission est double : porter les premiers secours à toute victime et être acteur de la prévention des risques dans son entreprise.

Formation SST — gestes de premiers secours en entreprise OFSP
Double mission fondamentale — Contrairement à une idée reçue, le SST n’est pas uniquement un « secouriste » qui pratique le massage cardiaque. Il est aussi un auxiliaire de prévention : il participe à l’identification des risques, contribue au respect des consignes de sécurité et est un relais de la politique de prévention de l’employeur.

Ce que le SST peut faire

  • Protéger la victime et les autres personnes face aux dangers persistants
  • Examiner la victime et transmettre un examen précis aux secours professionnels
  • Alerter les secours internes et externes (SAMU 15, pompiers 18, secours 112)
  • Pratiquer les gestes de premiers secours adaptés à la situation (RCP, DAE, PLS, obstruction des voies aériennes)
  • Intervenir face à un saignement, une brûlure, une fracture, un malaise
  • Contribuer à la mise en œuvre des actions de prévention dans son unité de travail

Ce que le SST ne peut pas faire

  • Remplacer les infirmiers ou les médecins du travail
  • Pratiquer des actes médicaux ou administrer des médicaments sans prescription
  • Se substituer aux services de secours professionnels (SAMU, pompiers)
  • Porter secours hors du cadre de son travail en tant que SST (sauf en tant que citoyen ordinaire)

Responsabilité du SST

Le SST étant préposé par l’employeur, c’est l’employeur qui endosse la responsabilité civile des actes accomplis dans le cadre de sa mission. La responsabilité pénale du SST est évaluée individuellement : il a une obligation de moyens (mettre en œuvre ses compétences) mais pas une obligation de résultat. Il ne peut être condamné s’il a fait tout ce qu’il pouvait pour maintenir l’état de la victime stable jusqu’à l’arrivée des secours.

Contexte réglementaire — Obligations de l’employeur

La présence de SST en entreprise découle d’une obligation réglementaire du Code du travail, renforcée par les recommandations du réseau Assurance maladie / INRS. L’employeur doit organiser dans son entreprise les soins d’urgence à donner aux salariés accidentés et aux malades.

Textes réglementaires de référence

R.4224-15 Un secouriste formé dans chaque atelier dangereux et sur les chantiers ≥ 20 travailleurs pendant > 15 jours R.4224-16 L’employeur prend les dispositions pour assurer les premiers secours, en liaison avec les services d’urgence extérieurs R.4224-14 Les lieux de travail sont équipés d’un matériel de premiers secours adapté aux risques et facilement accessible. Composition définie avec le médecin du travail — pas de liste type réglementaire R.4224-23 L’emplacement du matériel de premiers secours fait l’objet d’une signalisation par panneaux (panneau E003) L.4121-1 Obligation générale de l’employeur d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses travailleurs L.4141-1 L’employeur organise une information et une formation pratique et appropriée en matière de sécurité L.441-4 CSS Registre AT bénins — permet à l’employeur de substituer l’inscription sur registre à la déclaration AT classique D.441-1 CSS Conditions cumulatives du registre AT bénins : SST + poste de secours + CSE (≥ 11 salariés) + information CARSAT

↑ Cliquez sur chaque article pour accéder au texte intégral sur Légifrance

Combien de SST faut-il dans mon entreprise ?

Il n’existe pas de ratio réglementaire général. Le Code du travail n’exige qu’au minimum un salarié formé dans chaque atelier dangereux et sur certains chantiers BTP. Mais le réseau Assurance maladie/Risques professionnels considère que la formation SST dans toutes les entreprises est primordiale. En pratique :

  • Le nombre est à évaluer en fonction des effectifs, des risques propres de l’établissement et de la répartition géographique des sites
  • Il est fortement recommandé de dépasser les obligations minimales pour disposer de SST en nombre adapté et bien répartis
  • La présence d’un SST est l’une des conditions pour ouvrir un registre d’accidents bénins (art. Code de la Sécurité sociale)
  • Le médecin du travail conseille utilement l’employeur sur ce nombre
Registre d’accidents bénins — À quoi ça sert ?
Le registre de déclaration des accidents du travail bénins (art. L.441-4 du Code de la Sécurité sociale) permet à l’employeur de substituer l’inscription sur registre à la déclaration AT classique auprès de la CPAM, pour les accidents n’entraînant ni arrêt de travail ni soins médicaux pris en charge par la Sécurité sociale. Sans ce registre, tout accident — même une égratignure — doit faire l’objet d’une DAT classique. L’accident est inscrit dans les 48 heures (hors dimanches et jours fériés), avec signature de la victime et du donneur de soins. Le registre est conservé 5 ans.

Conditions cumulatives (art. D.441-1 du CSS) :
  1. Présence permanente d’un médecin, pharmacien, infirmier diplômé d’État, ou d’une personne détentrice du certificat SST délivré par l’INRS ou une CARSAT, à jour de ses MAC
  2. Poste de secours d’urgence — local clairement signalé, facilement accessible, équipé d’une armoire à pharmacie, d’un téléphone, d’un point d’eau et des numéros d’urgence affichés
  3. Respect des obligations CSE (art. L.2311-2 du Code du travail) — uniquement pour les entreprises d’au moins 11 salariés. En dessous de 11 salariés, seules les 2 premières conditions s’appliquent.
⚠️ Obligation d’information de la CARSAT — L’employeur doit informer sa CARSAT régionale de la mise en place du registre, sans délai, par tout moyen conférant date certaine (LRAR ou email avec accusé de lecture). La Carsat Rhône-Alpes dispose d’une adresse dédiée : [email protected].

Sources : INRS — Focus juridique registre AT bénins · Ameli.fr — Registre AT bénins · Carsat Rhône-Alpes — Q/R registre AT bénins

Textes de référence du dispositif

  • Document de référence SST V8 — INRS, janvier 2021 — cadre réglementaire et organisationnel du dispositif
  • Équivalence PSC — le certificat SST en cours de validité est réputé équivalent à la formation PSC (Premiers Secours Citoyen, anciennement PSC1) du ministère de l’Intérieur

Les formations SST proposées par OFSP

OFSP propose l’ensemble du dispositif sauvetage secourisme du travail en intra-entreprise. Toutes les formations sont dispensées par des formateurs certifiés par le réseau Assurance maladie Risques professionnels / INRS, dans vos locaux et sur vos propres risques professionnels.

Initiale SST Initial Formation initiale au sauvetage secourisme du travail. Permet d’obtenir le certificat SST délivré par le réseau Assurance maladie / INRS, valable 24 mois. ⏱ 14 heures — 2 jours  |  4 à 10 stagiaires
MAC SST Maintien et Actualisation des Compétences Recyclage obligatoire tous les 24 mois pour maintenir la validité du certificat SST. Nouvelles évaluations certificatives sur les 8 compétences. ⏱ 7 heures — 1 jour  |  Obligatoire tous les 24 mois
GQS Gestes Qui Sauvent Sensibilisation aux gestes de premiers secours pour le grand public et les salariés non SST. Arrêt cardiaque, DAE, obstruction, hémorragie. Ne délivre pas de certificat SST. ⏱ 2h / 4h / 7h selon formule  |  Tous salariés
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Intra-entreprise sur vos risques réels — OFSP adapte chaque session SST aux risques spécifiques de votre entreprise. Le formateur intègre dans le programme les risques propres à votre activité (chimique, hauteur, machines, manutention, travail isolé…) pour que les mises en situation correspondent exactement aux accidents qui peuvent survenir chez vous.
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Les 2 domaines de compétences du SST

Selon le référentiel INRS V8 (01/2021), les compétences du SST s’exercent dans 2 domaines distincts, évalués tout au long de la formation et lors des cas pratiques. Le certificat SST est obtenu uniquement si l’ensemble des compétences des 2 domaines sont acquises — aucune compensation n’est possible.

🛡️
Domaine 1 — Prévention

Être capable de mettre en application ses compétences SST au service de la prévention des risques professionnels de son entreprise : repérer les situations dangereuses, proposer des mesures de prévention et participer à leur mise en œuvre.

  • Situer son rôle dans l’organisation des secours
  • Identifier et signaler les situations à risques
  • Résoudre un problème de prévention dans son unité de travail
  • Informer les personnes désignées dans le plan de prévention
🚑
Domaine 2 — Secourisme

Être capable d’intervenir efficacement face à une situation d’accident sur son lieu de travail :

  • Être capable de protéger une situation d’accident
  • Être capable de réagir en cas d’accident technologique, attentat, rupture de barrage, accident nucléaire
  • Être capable d’examiner dans l’ordre chronologique une victime
  • Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente une hémorragie
  • Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente un étouffement
  • Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente un malaise
  • Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente des plaies
  • Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente un traumatisme
  • Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente une brûlure
  • Être capable de réaliser une PLS sur une victime inconsciente mais qui respire
  • Être capable de réaliser un massage cardiaque, un bouche-à-bouche et d’utiliser un défibrillateur sur une victime en arrêt cardiaque
Évaluation sur les 2 domaines de compétences — Les candidats sont évalués sur les 2 domaines de compétences (Prévention et Secourisme) tout au long de la formation et lors des cas pratiques. Le certificat SST est obtenu si l’ensemble des compétences sont acquises.

Les actions certifiées du Domaine 2 — Secourisme

Dans le domaine Secourisme, le SST maîtrise les actions suivantes, évaluées en situation réelle sur mannequin avec matériel de simulation. Les références techniques sont issues du Document de référence INRS V8 :

Action 1 Protéger Être capable de protéger une situation d’accident. Reconnaître les dangers persistants, supprimer ou isoler le danger, ou soustraire la victime sans s’exposer soi-même.
Action 2 Réagir face aux risques collectifs Être capable de réagir en cas d’accident technologique, attentat, rupture de barrage ou accident nucléaire. Conduites à tenir spécifiques à ces situations exceptionnelles.
Action 3 Examiner la victime Être capable d’examiner dans l’ordre chronologique une victime : conscience, respiration, saignement abondant. Prioriser les actions en fonction des signes décelés.
Action 4 Hémorragie Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente une hémorragie externe : compression directe, pansement compressif, garrot tourniquet si nécessaire.
Action 5 Étouffement Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente un étouffement (désobstruction des voies aériennes) : tapes dans le dos, compressions abdominales (adulte/enfant) ou thoraciques (nourrisson).
Action 6 Malaise Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente un malaise : installation en position adaptée, alerte des secours, surveillance jusqu’à leur arrivée.
Action 7 Plaies et traumatismes Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente des plaies ou un traumatisme (fracture, traumatisme rachis cervical). Immobilisation et protection adaptées.
Action 8 Brûlures Être capable d’intervenir efficacement sur une victime qui présente une brûlure thermique, chimique ou électrique. Refroidissement par ruissellement d’eau tempérée.
Action 9 PLS — Victime inconsciente Être capable de réaliser une Position Latérale de Sécurité (PLS) sur une victime inconsciente qui respire. Surveillance de la respiration jusqu’à l’arrivée des secours.
Action 10 Arrêt cardiaque — RCP + DAE Être capable de réaliser un massage cardiaque (RCP), un bouche-à-bouche si nécessaire, et d’utiliser un défibrillateur automatisé externe (DAE) sur une victime en arrêt cardiaque.

Vidéos INRS — Les gestes de secourisme

L’INRS met à disposition sur sa chaîne YouTube INRSFrance et sur inrs.fr des ressources pédagogiques sur les gestes de secourisme utilisées en formation SST :

Méthode pédagogique et prérequis

Le programme SST est défini par l’INRS (Document de référence V8, 01/2021) et appliqué intégralement par OFSP. La formation alterne apports théoriques (40%) et mises en situation pratiques (60%) sur des scénarios d’accidents du travail simulés, adaptés à votre secteur d’activité.

Méthode pédagogique

  • Mise en situation sur des scénarios d’accidents du travail simulés, propres à votre secteur d’activité
  • Apprentissage par la pratique : chaque geste est répété jusqu’à automatisation
  • Mannequins adulte et nourrisson, DAE de formation, matériel de simulation de blessures
  • Analyse des accidents réels issus de la base EPICEA INRS
  • Groupe de 4 à 10 stagiaires maximum pour garantir la qualité des évaluations
  • Remise obligatoire de l’aide-mémoire INRS ED 4085 à chaque participant

Prérequis

Aucun prérequis n’est exigé pour suivre la formation SST. Elle est ouverte à tout salarié, sans condition de diplôme, d’ancienneté ou de fonction. Les titulaires de PSC, PSE1, PSE2 ou AFGSU peuvent bénéficier d’un allègement de formation selon les modalités définies par le document de référence V8.

Certificat SST — Validité et renouvellement

1

Formation initiale

14h / 2 jours en intra-entreprise. Évaluation sur 8 compétences. Certificat SST délivré par le réseau Assurance maladie / INRS si toutes les compétences sont acquises.

2

Certificat valable 24 mois

Le certificat SST est valable 24 mois à compter de la date de délivrance, au niveau national. Il donne l’équivalence PSC (Premiers Secours Citoyen) pendant sa durée de validité.

3

MAC SST — Recyclage obligatoire

Avant la date de fin de validité (24 mois), le SST doit suivre un MAC (7h / 1 jour). Les évaluations certificatives sont de nouveau réalisées pour une nouvelle période de 24 mois.

Equivalence PSC

Le titulaire d’un certificat SST en cours de validité est réputé détenir la formation PSC (Premiers Secours Citoyen — anciennement PSC, arrêté du 15 juin 2024) du ministère de l’Intérieur. Cette équivalence cesse dès que le certificat SST est périmé.

Cas particuliers

  • Titulaires PSC/PSE1/PSE2/AFGSU — allègement de la formation initiale SST possible selon modalités du document de référence V8
  • Titulaires d’un certificat APS (Acteur Prévention Secours) — réputés détenir le certificat SST, peuvent participer à un MAC SST
  • Élèves et apprentis — le certificat SST peut être délivré dans le cadre de la préparation de diplômes de l’enseignement professionnel
  • Certificat expiré — si le MAC n’a pas été suivi avant la date d’expiration, l’organisme de formation apprécie au cas par cas — il n’existe pas de date butoir réglementaire imposant systématiquement une formation initiale
Certificat SST périmé — que faire ? — Un SST dont le certificat est périmé ne peut plus figurer dans la liste des SST actifs de l’entreprise : l’employeur ne peut pas le maintenir comme SST à jour. Le salarié reste secouriste de par sa formation, mais son certificat n’est plus valide. L’employeur doit organiser un MAC SST dans les meilleurs délais. Concernant le délai dépassé : l’INRS laisse à l’appréciation de l’organisme de formation la décision d’accepter ou non un stagiaire en MAC SST dont le certificat est expiré — c’est du cas par cas, l’organisme de formation évalue si le MAC reste adapté ou s’il faut repasser une initiale. Il n’existe pas de date butoir réglementaire imposant une formation initiale en cas de retard — c’est l’organisme de formation qui décide au cas par cas. OFSP peut vous aider à mettre en place un suivi des dates de validité et planifier les sessions MAC à l’avance.
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Rôle du SST dans l’entreprise

SST en entreprise — sauveteur secouriste du travail en action

Le SST intervient dans un contexte très précis : il est le premier maillon de la chaîne de secours entre l’accident et l’arrivée des secours professionnels. Ces premières minutes sont souvent déterminantes pour la survie de la victime ou la limitation des séquelles — c’est pourquoi la présence de SST formés et répartis sur tous les postes de travail est capitale.

La chaîne de survie en entreprise

  • Alerte immédiate — le SST déclenche l’alerte dès la détection de l’accident ou du malaise
  • Premiers gestes en moins de 3 minutes — chaque minute compte en cas d’arrêt cardiaque (survie divisée par 10% par minute sans RCP)
  • Utilisation du DAE — le SST est formé à l’utilisation du défibrillateur, équipement dont la présence en entreprise est fortement recommandée
  • Transmission de l’examen — le SST transmet un examen précis aux secours (SAMU, pompiers) pour permettre une prise en charge adaptée
  • Maintien jusqu’à l’arrivée des secours — surveillance de la victime, réconfort, surveillance des paramètres vitaux

Rôle préventif — Au-delà des gestes de secours

Le SST est aussi un acteur de terrain de la prévention. Sa formation lui permet de repérer des situations dangereuses que ses collègues non formés ne remarquent pas forcément. En entreprise, il peut :

  • Signaler des situations à risques à son responsable ou au référent prévention
  • Contribuer à la mise à jour du Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)
  • Participer aux actions de prévention et de sensibilisation de ses collègues
  • Être un relais entre la direction, le service RH et QHSE et les salariés sur les questions de sécurité
Affichage SST recommandé — Il est fortement recommandé d’afficher dans chaque atelier et espace de travail les noms et localisations des SST de l’établissement, ainsi que les numéros d’urgence (15 SAMU, 18 pompiers, 112 secours) ou les numéros internes selon l’organisation des secours de l’établissement, la localisation des équipements de premiers secours (trousse de secours, DAE) et les consignes d’évacuation. Cet affichage doit être connu de tous les salariés.

Comment OFSP vous accompagne

OFSP prend en charge l’intégralité du dispositif SST de votre entreprise, de la formation initiale au suivi des renouvellements, en passant par les Gestes Qui Sauvent pour vos équipes non certifiées.

  • SST Initial — formation certifiante 14h / 2 jours, intra-entreprise, groupe de 4 à 10 stagiaires
  • MAC SST — recyclage 7h / 1 jour, organisation avant la date d’expiration de chaque certificat
  • GQS — sensibilisation 2h, 4h ou 7h pour tous les salariés non SST
  • Adaptation aux risques professionnels — mise en situation sur les accidents spécifiques à votre activité
  • France entière — le formateur OFSP se déplace dans vos locaux, partout en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et au-delà

Documents INRS à télécharger

L’INRS met à disposition des organismes habilités et des entreprises un ensemble de documents de référence sur le dispositif SST. L’aide-mémoire ED 4085 est remis obligatoirement à chaque stagiaire à l’issue de la formation initiale ou du MAC.

Affiches INRS — Sensibiliser vos salariés

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FAQ — Sauveteur Secouriste du Travail

Questions fréquentes sur la formation SST, les obligations réglementaires et le dispositif INRS.

La formation SST est-elle obligatoire dans toutes les entreprises ? +
L’obligation réglementaire (art. R.4224-15 du Code du travail) concerne chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et chaque chantier employant 20 travailleurs au moins pendant plus de 15 jours où sont réalisés des travaux dangereux. Il n’y a pas de ratio général imposé à toutes les entreprises. Cependant, le réseau Assurance maladie / INRS recommande fortement la présence de SST dans toutes les entreprises, quels que soient la taille et le secteur, en nombre adapté aux risques et à l’effectif. De plus, la présence d’un SST en cours de validité est une condition nécessaire pour ouvrir un registre d’accidents bénins.
Quelle est la durée de validité du certificat SST ? +
Le certificat SST est valable 24 mois (2 ans) à compter de la date de délivrance, au niveau national. Avant la date d’expiration, le titulaire doit suivre une formation de Maintien et Actualisation des Compétences (MAC SST) d’une durée de 7 heures (1 jour) pour prolonger son certificat de 24 mois supplémentaires. Si le MAC n’est pas suivi avant la date d’expiration, le certificat est périmé et le salarié doit repasser une formation initiale — mais il n’existe pas de date butoir réglementaire : l’organisme de formation (OFSP) apprécie au cas par cas.
Quelle est la différence entre SST, PSC et GQS ? +
SST (Sauveteur Secouriste du Travail) — formation certifiante de 14h spécifiquement conçue pour le monde professionnel, intégrant la prévention des risques professionnels. Délivre un certificat valable 24 mois. Réservé aux salariés.

PSC (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) — formation grand public de 7h du ministère de l’Intérieur sur les gestes de premiers secours. Délivre une attestation. Le SST en cours de validité donne l’équivalence PSC (Premiers Secours Citoyen).

GQS (Gestes Qui Sauvent) — sensibilisation courte (2h à 7h) aux gestes de base : RCP, DAE, obstruction, hémorragie. Ne délivre pas de certificat SST. Ouvert à tous, idéal pour les salariés non concernés par la formation SST certifiante.
Combien de stagiaires peut-on former par session SST ? +
Le document de référence INRS fixe un maximum de 10 stagiaires par session SST (initiale et MAC). Ce plafond est impératif et ne peut pas être dérogé : il garantit que chaque stagiaire peut être évalué individuellement sur l’ensemble des 8 compétences lors des épreuves certificatives. Un groupe de 4 à 10 stagiaires est idéal pour une session intra-entreprise efficace. En dessous de 4 stagiaires, le coût par personne augmente mais la formation reste possible.
Qui peut devenir SST ? Y a-t-il des prérequis ? +
Aucun prérequis n’est exigé pour suivre la formation de sauveteur secouriste du travail. Elle est ouverte à tout salarié, sans condition de diplôme, d’ancienneté, d’aptitude physique particulière ou de fonction dans l’entreprise. Le document de référence V8 prévoit des allègements pour les titulaires de PSC, PSE1, PSE2 ou AFGSU. Un salarié de moins de 18 ans peut suivre la formation SST. Les travailleurs handicapés peuvent participer, avec les adaptations pédagogiques nécessaires.
Le SST peut-il être tenu responsable si son intervention échoue ? +
Le SST a une obligation de moyens, pas une obligation de résultat. Il ne peut pas être condamné pénalement s’il a mis en œuvre l’ensemble de ses compétences de façon correcte. La responsabilité civile des actes accomplis dans le cadre de sa mission est endossée par l’employeur (le commettant). En revanche, le SST qui n’intervient pas alors qu’il le pourrait peut être poursuivi pour non-assistance à personne en danger (art. 223-6 du Code pénal) — comme tout citoyen. Source : INRS, Wikipedia SST.
Peut-on faire une formation SST à distance ou en e-learning ? +
Non. Le document de référence INRS est explicite : les formations relevant du dispositif SST (initiale et MAC) ne peuvent pas être effectuées à distance. Elles doivent obligatoirement se dérouler en présentiel. Cette exigence s’explique par la nature des épreuves certificatives : les 8 compétences sont évaluées en situation réelle sur des scénarios simulés, avec des mannequins, des DAE et du matériel de secours. Aucune évaluation à distance ne peut remplacer ces mises en situation pratiques.
Qui délivre le certificat SST — l’organisme de formation ou l’employeur ? +
Le certificat SST est délivré par le réseau Assurance maladie Risques professionnels / INRS, via l’organisme de formation habilité. Contrairement à l’habilitation électrique (délivrée par l’employeur), le certificat SST est délivré par l’organisme de formation certifié après réussite aux épreuves certificatives. L’employeur n’a pas à délivrer de document supplémentaire — c’est l’attestation de formation SST et le certificat qui font foi. Ce certificat est reconnu au niveau national.
La formation SST est-elle finançable par l’OPCO ? +
Oui, la formation SST est finançable par votre OPCO (Opérateur de Compétences) dans le cadre du plan de développement des compétences. Les modalités varient selon votre branche professionnelle et votre OPCO. Certaines CARSAT proposent également des aides financières à la prévention pour les entreprises engagées dans une démarche de réduction des accidents du travail. Contactez OFSP pour un devis personnalisé et des informations sur les financements disponibles pour votre secteur.
Qu’est-ce que le MAC SST et quand faut-il le faire ? +
Le MAC SST (Maintien et Actualisation des Compétences) est la formation de recyclage qui permet de maintenir la validité du certificat SST. Il dure 7 heures (1 jour) et doit être suivi dans les 24 mois suivant la dernière formation initiale ou le dernier MAC. À l’occasion du MAC, les évaluations sur les 2 domaines de compétences (Prévention et Secourisme) sont de nouveau réalisées au cours de la journée. Si le délai de 24 mois est dépassé, l’organisme de formation apprécie au cas par cas s’il accepte le stagiaire en MAC SST. Il n’existe pas de date butoir réglementaire au-delà de laquelle le MAC serait automatiquement refusé — chaque organisme est libre de sa décision. L’aide-mémoire ED 4085 est remis à chaque participant.
Quelle est la différence entre SST Initial et formation aux gestes de premiers secours classique ? +
La différence fondamentale est la dimension prévention. Une formation classique aux premiers secours (PSC, GQS) enseigne les gestes de survie de façon générale. Le SST intègre en plus : l’identification des risques professionnels spécifiques à l’entreprise, la participation à la démarche de prévention, le rôle d’auxiliaire de prévention dans l’équipe, et les situations d’accidents du travail propres à votre secteur. Le SST est formé pour réagir aux accidents qui se produisent chez lui, sur ses outils, avec ses collègues — pas uniquement dans l’espace public.
Le DAE (défibrillateur) est-il obligatoire en entreprise ? +

La réponse dépend du statut de l’établissement :

🏢 Établissements Recevant du Public (ERP) — obligation légale
La loi n°2018-527 du 28 juin 2018 et le décret n°2018-1186 du 19 décembre 2018 (complété par le décret n°2025-1167 du 5 décembre 2025) rendent obligatoire la présence d’un DAE dans :

  • ERP catégorie 1 (> 1 500 personnes) — obligatoire depuis le 1er janvier 2020
  • ERP catégorie 2 (701 à 1 500 personnes) — obligatoire depuis le 1er janvier 2020
  • ERP catégorie 3 (301 à 700 personnes) — obligatoire depuis le 1er janvier 2020
  • ERP catégorie 4 (jusqu’à 300 personnes) — obligatoire depuis le 1er janvier 2021
  • ERP catégorie 5 (certains types) — obligatoire depuis le 1er janvier 2022 pour : structures d’accueil personnes âgées/handicapées, établissements de soins, gares, hôtels-restaurants d’altitude, refuges de montagne, établissements sportifs couverts, salles de danse et de jeux (décret 2025)

Le DAE doit être installé à un endroit visible, accessible en permanence, signalisé par panneaux, déclaré dans la base nationale Géo’DAE dans les 12 mois suivant l’installation, et soumis à une obligation de maintenance (art. R.5212-25 du Code de la santé publique). L’obligation incombe au propriétaire de l’ERP.

🏭 Entreprises non ERP — pas d’obligation explicite mais évaluation des risques
Pour les entreprises qui ne sont pas des ERP, il n’existe pas d’obligation légale de détenir un DAE au titre du Code du travail. Toutefois, l’employeur reste tenu par son obligation générale de sécurité (art. L.4121-1 du Code du travail) et par le DUERP — Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (art. R.4121-1 et R.4121-2) — qui l’oblige à évaluer et inventorier tous les risques pour la santé et la sécurité de ses salariés dans chaque unité de travail.

La nécessité d’un DAE doit donc s’apprécier au cas par cas dans le DUERP en tenant compte de plusieurs facteurs :

  • L’âge moyen des salariés et leur profil médical (antécédents cardiaques connus, facteurs de risque cardiovasculaire)
  • La pénibilité physique et l’intensité de l’effort demandé
  • Le stress professionnel et l’organisation du travail
  • Les risques électriques ou l’exposition aux champs électromagnétiques
  • L’effectif et la fréquentation du site (salariés, visiteurs, clients)
  • Les recommandations formelles du médecin du travail, du CSE/CSSCT ou de la CARSAT
  • L’éloignement géographique des secours (délai d’intervention des pompiers ou du SAMU)

⚠️ Obligation de moyens renforcée — jurisprudence Air France — Depuis l’arrêt Air France du 25 novembre 2015 (Cass. soc., n°14-24.444), la Cour de cassation a abandonné l’obligation de sécurité de résultat au profit d’une obligation de moyens renforcée : l’employeur ne méconnaît pas son obligation de sécurité s’il justifie avoir pris toutes les mesures prévues par les articles L.4121-1 et L.4121-2 du Code du travail. Concrètement, cela signifie que l’employeur peut s’exonérer de sa responsabilité en démontrant qu’il a mis en œuvre une démarche sérieuse d’évaluation des risques (DUERP) et les mesures de prévention adaptées. À l’inverse, si l’évaluation des risques du DUERP révèle un risque cardiaque identifié et que l’employeur n’a rien mis en place — pas de DAE, pas de formation SST, pas de mesures de prévention — sa responsabilité civile et pénale (homicide involontaire par imprudence, art. 221-6 du Code pénal, jusqu’à 75 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement) pourrait être engagée. Les éléments aggravants retenus par les tribunaux : antécédents cardiaques connus des salariés, recommandation formelle du médecin du travail non suivie d’effet, demande du CSE/CSSCT ignorée, ou éloignement géographique rendant l’intervention des secours trop tardive. Sources : Cass. soc. 25/11/2015, n°14-24.444 « Air France » · INRS — Matériel de premiers secours

À noter : toute personne, même non médecin, est autorisée à utiliser un DAE sans formation préalable (art. R.6311-15 du Code de la santé publique). La formation SST inclut la maîtrise du DAE et de la RCP, ce qui maximise l’efficacité d’intervention.

Sources : Décret n°2018-1186 · Décret n°2025-1167 · INRS — Matériel de premiers secours

Faut-il afficher la liste des SST dans l’entreprise ? +
Il n’y a pas d’obligation légale d’affichage de la liste des SST. Cependant, c’est une bonne pratique fortement recommandée : en cas d’accident, chaque salarié doit savoir instantanément qui peut intervenir. Il est conseillé d’afficher dans chaque atelier et espace de travail les noms des SST de l’établissement, les numéros d’urgence (15 SAMU, 18 pompiers, 112 secours) ou les numéros internes selon l’organisation des secours de l’établissement et la localisation des équipements de premiers secours (trousse de secours, DAE).

Sources réglementaires et références

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